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L'accueil à une séance Peau à Peau: Lors de mon premier contact avec Peau à Peau, j'étais enceinte de 6 mois et j'étais à l'affût de toutes les nouvelles mamans. Il y avait, à cette séance, une maman d'un petit bout de 6 semaines. Elle essayait d'allaiter son bébé, mais elle peinait, et je l'ai vue très inquiète. Elle a fini par sortir un biberon de complément, toute gênée, en s'excusant : "Désolée mais il a faim…" Heureusement pour elle (et pour moi!), Sandrine, qui animait la séance, lui a dit : "Ne vous inquiétez pas. Nous ne sommes pas là pour vous juger, mais si vous avez besoin d'un petit coup de pouce pour l'allaitement, nous sommes là…" Du coup, la maman s'est sentie beaucoup plus à l'aise, et moi, en tant que future maman, j'étais déculpabilisée. Eh oui, si je souhaitais allaiter, j'allais pouvoir être soutenue par Peau à Peau, et dans le cas contraire, je n'allais pas être jugée suite à mon choix! Maud |
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Véronique, séance du jeudi 9 mai 2002, Caylus:
Juste un petit mot pour vous remercier de la formation que Muriel nous a faite aujourd'hui à Caylus. L'ensemble des mamans ou futures mamans (et même une grand-mère!!) ont été conquises par le portage en écharpe!!!
Trois d'entre elles sont d'ailleurs reparties avec ;o) (dont moi :o)).
Reste plus qu'à se familiariser avec la bête... Mais je viens de faire 2h de balade et Bastien, 10 mois, semble avoir beaucoup apprécié :o))
Encore merci à vous et à Muriel :oD
Véro
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Céline, séance du dimanche 7 avril, Paris:
Ingrid,
J'espère que vous êtes bien rentrés. Merci pour vos séances d'information. Rien ne vaut des explications en "live", c'etait vraiment tres constructif. Bravo encore pour votre site, il est vraiment tres bien fait.
Je vous souhaite une tres bonne grossesse.
A bientôt peut être.
Céline
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Marie, séance du dimanche 7 avril, Paris:
Merci Ingrid pour cette séance de dimanche. C'était très agréable de te rencontrer, ainsi que les autres personnes et tes garçons, et c'est tellement plus facile, pour nouer l'écharpe, d'apprendre par l'exemple! Aujourd'hui j'ai essayé toutes les positions pour être sûre de ne pas les oublier. Ma pitchoune râle quand je la mets sur le dos et elle ne coopère pas beaucoup, mais elle s'y fera! Quand à la position face au monde, en tailleur, dans le croisé simple, elle adore, parce qu'elle peut voir de près tout ce que je fais. Je lui ai donc appris à faire une mousse au chocolat pour son papa. Je ne sais pas si elle a retenu la recette!
Cordialement,
Marie
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Florence, séance du jeudi 4 avril 2002, Paris:
Je suis Florence la maman de Céleste, je tiens à vous remercier (vous et Sylviane) pour votre gentillesse et tout ce que vous nous avez appris hier, c'était super et vraiment intéressant. Ma puce à accrochée tout de suite, si bien que depuis elle n'a dormi que sur maman (suite quand-même aux multiples essayages et tentatives), je ne suis pas encore très au point (j'ai failli m'étrangler avec ce matin en emmenant les 2 grands à l'école) mais je sens qu'avec de la pratique, ça va nous changer la vie à ma fille et à moi, les deux grands de 3 et 5 ans ont voulu aussi essayer, bien sûr. Je ne regrette pas mon acquisition, j'espère qu'elle me servira longtemps pour Céleste et son futur frère ou soeur (seulement en projet), je vous remercie encore et souhaite bonne continuation à votre association.
Bien amicalement,
Florence
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Véronique, séance en août 2001:
Bonjour,
J'ai participé à une de vos séances sur le portage et j'attends
avec impatience vos nouveaux programmes. J'ai beaucoup porté mon petit
garçon de 5 mois dans une écharpe à la façon double
croisé et je le porte encore en balade. Mais je ne maîtrise pas
bien la manière de le mettre sur le dos. Ce qui serait plus pratique
pour travailler dans la maison. D'autre part, j'envisage l'achat soit d'une
seconde écharpe, soit d'un porte bébé hamac. Le papa pourrait
ainsi encore porter le plus grand qui n'a que deux ans et demi et est vraiment
un poids plume. Ce serait aussi peut-être plus facile pour porter le petit
dans la maison lorsque je travaille?
Qu'en pensez-vous?
En tous cas je suis enchantée d'avoir pu porter autant le petit dernier. C'est vraiment une bonne initiative que vous avez eu de mettre sur pied cette association. J'ai plusieurs amies qui voudraient également participer à des séances d'information.
C'est assez drôle de voir comment les gens critiquent souvent le fait que l'on porte "trop" les enfants, mais sont attendris en rue de voir un petit bout endormi contre sa maman! Est-ce qu'il y a quelque chose à comprendre, si ce n'est qu'ils auraient tant voulu pouvoir faire la même chose. Mais que le poids des réticences à porter les enfants dans notre société a été plus lourd que leur désir. A force de voir des gens le faire peut-être que ça changera...
A l'occasion je vous enverrai un témoignage plus complet. Car il y a vraiment beaucoup d'expériences enrichissantes à faire partager au sujet du portage des bébés (et de l'allaitement aussi d'ailleurs). On n'arrête pas de nous dire que nos enfants sont éveillés, sociables (sans aller à la crèche...), souriants. Le petit de 5 mois épate tout le monde tellement il sourit et rit. Il pleure aussi, bien sûr, mais ses rires impressionnent surtout les étrangers. Alors lorsque l'on me dit que je les prends trop dans les bras, j'ai envie de répondre qu'on ne récolte que ce que l'on a semé.
Je me suis aussi rendue compte que l'on confond souvent les causes et les effets en ce qui concerne les enfants. Les gens disent que si l'on porte trop les enfants, ils deviennent capricieux et pleurent pour qu'on les prennent dans les bras. Ce serait parce qu'on les prend trop dans les bras qu'ils pleurent. Alors que les enfants pleurent parce qu'ils en on besoin. Parce qu'ils déchargent des tensions et des stress inévitables. S'ils sont proches des parents dans des situations stressantes pour des petits (magasins, réunions de famille, transports en commun...) ils ressentent beaucoup moins le stress et profitent bien plus du "paysage".
Il y a encore bien des choses à dire, dont on ne se rendre
compte qu'en le vivant. Et c'est en montrant d'autres manières de faire
qu'on fait le mieux passer les nouvelles idées.
A bientôt
Véronique
Réponse d'Ingrid:
Je réponds ici à la fin de votre message:
Nous craignons parfois de trop gâter nos enfants, de trop leur donner,
ou de nous laisser envahir par eux, et d'ainsi perdre le contrôle de la
situation. Nous avons parfois peur d'être mangé - peur de nous
perdre? La question de la liberté accourt au galop.
Et si, au contraire, l'intimité était source de liberté?
Et si l'enfant porté, que nous apprenons à connaître dans
ses mouvements et respirations, était un petit moteur en plus, avec nous
et non contre nous, dans notre camp, au lieu de nous supplier d'arrêter
nos activités pour répondre à ses attentes?
Nous portons nos bébés dans les moments où nous avons à
bouger, à retrouver l'usage de nos mains, de nos pieds. Avec nous, il
apprend à voir le monde, le travail qui n'attend pas, la danse des petits
pas, paisibles ou pressés, des personnes qui l'ont mis au monde ou qui
ont la charge de s'en occuper.
Comment s'étonner alors que les enfants portés, ne fût-ce
qu'une demie-heure par semaine, réalisent des progrès dans la
maîtrise de leur corps? Qu'ils en connaissent les possibilités
et les explorent avec assurance?
En matière de temps, il n'y a pas de prescription particulière
sinon l'écoute de ses besoins, de ceux de son enfant, de son agenda,
du temps qu'il fait, de la vaisselle qui attend, du repas à préparer
pour toute la famille...
Le portage peut se pratiquer de façon ponctuelle ou fréquente,
pour des moments courts ou longs, en fonction de soi-même et de son enfant.
Les regards?
Les regards, froids ou souriants, les commentaires, encourageants ou méfiants,
nous touchent évidemment.
Un jeune père qui voulait s'essayer à porter sa fille dans l'écharpe
comme le faisait son épouse en fut découragé par les commentaires
d'un ami qui passait par là. "tu ne vas quand même pas faire
ça!" Il s'y est mis, mais un peu plus tard. Eh oui, les pères
eux aussi peuvent porter et y prendre beaucoup de plaisir. Nul besoin pour cela
d'armatures de métal, plus "masculines" , plus "fortes"
en apparence qu'un bout de tissu doux et chaud, et très résistant
à la fois.
L'image du bébé porté, le contact intime que cela suppose
rappellent à certains leurs désirs de tendresse, et à d'autres
certaines images de la maternité plus proches de l'esclavage que de la
complicité.
Porter son bébé est encore la meilleure manière de montrer,
puisqu'il semble que ce soit nécessaire, que c'est possible et agréable.
Les images, surtout en mouvement, parlent mieux que les mots.
Bien à vous,
Ingrid
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